samedi 10 mars 2007

"Les mensonges de Locke Lamora"



Dans un univers parallèle, Arsène Lupin a nom Locke Lamora. A la tête de sa petite bande de voleurs, les Salauds Gentilshommes, il ourdit des plans audacieux pour soulager la petite noblesse de ses liquidités excédentaires. Ses méfaits ont pour cadre la cité imaginaire de Camorr, sorte de Venise médiévale-fantastique haute en couleurs officiellement dirigée par le Duc Nicovante et sa police secrète, mais officieusement sous la coupe d'un Parrain nommé Capa Barsavi qui contrôle d'innombrables gangs.

Je ne suis qu'à la page 150 de ce bouquin qui en compte 500 dans sa version anglaise, et je peux déjà affirmer que c'est un chef-d'oeuvre qui figurera dans le top 3 des meilleurs romans que j'aurai lus cette année. A cause de la fraternité vacharde mais palpable qui existe entre les Salauds Gentilshommes, à cause des dialogues truculents, à cause de la richesse de l'univers créé par Scott Lynch, à cause des descriptions qui donnent réellement l'impression d'"y être", à cause de l'intrigue bien foutue et rondement menée, à cause de la crédibilité de l'organisation sociale de Camorr (et de la critique sous-jacente qui en est faite), à cause de la cruauté jamais gratuite de certaines scènes, à cause des mille et un détails semés ça et là qui prennent toute leur importance dans la suite du récit. C'est un de ces livres dont je me contrains à ne lire qu'une trentaine de pages par jour pour ne pas arriver au bout trop vite, un de ces livres sur la suite duquel je me précipiterai dès sa sortie en librairie. En plus la version française est somptueuse, avec une couverture de toute beauté. Si vous aimez Maurice Leblanc et Phillip Pullman, vous pouvez vous ruer dessus les yeux fermés.

Un extrait ici:

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