lundi 3 septembre 2018

"Les soeurs Carmines" (Ariel Holzl)


Pas facile de survivre dans la cité de Grisaille, surtout quand vous n'avez jamais connu votre père et que votre mère a disparu sans explication en vous laissant un gros paquet de dettes. Mais les soeurs Carmine s'y emploient avec leurs dons hors du commun. Merryvère, la cadette, est une intrépide monte-en-l'air encore un peu naïve vis-à-vis des choses de l'amour. Tristabelle, l'aînée, fait tourner la tête de tous les hommes avec son physique plantureux qui dissimule une âme de psychopathe. Dolorine, la benjamine, voit les morts et tient de grandes conversations avec son inquiétante poupée M. Nyx.

Dans cette trilogie à l'ambiance steampunk gothique, Ariel Holzl consacre un tome à chacune des soeurs. Si j'ai trouvé son écriture parfois agaçante à force de vouloir éblouir le lecteur, je lui reconnais le mérite d'avoir su donner une personnalité et une voix très distinctes à chacune de ses héroïnes - dont la première est finalement la moins intéressante. (Par contre, j'ai grincé des dents chaque fois que je tombais sur un nom de famille pluralisé, alors que la règle veut qu'ils soient invariable en français. Sérieusement, pourquoi?) Grisaille est un lieu glauque à souhait; dans ses rues perpétuellement envahies par la brume, les membres des huit grandes familles dirigeantes comme les simples manants complotent et s'entretuent allègrement. La série s'achève en apothéose spectaculaire bien qu'un peu rapide, et on regrette de ne pas en avoir découvert davantage sur le passé tumultueux de Maman Carmine, la dernière addition au clan ou les pouvoirs intrigants de chaque famille. On imagine sans peine une seconde trilogie avec des héros différents dans le même univers.

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